En bref

ADRESSE

Praça do Império, 1400-206 Lisboa, Portugal

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Le saviez-vous ?

Le musée de la Marine abrite plus de 20 000 objets liés au monde maritime, dont environ 2 500 sont présentés dans l'exposition permanente.

Sa « Salle des barques royales » abrite certaines des dernières embarcations de cérémonie du XVIIIe siècle encore existantes au monde, notamment des navires autrefois utilisés par les monarques portugais.

Une imposante statue du prince Henri le Navigateur accueille les visiteurs à l'entrée, symbolisant l'hommage que rend le musée à l'ère des grandes découvertes du Portugal.

Le Musée maritime de Lisbonne vaut-il le détour ?

Vous passez de la lumière éclatante de Belém à des galeries en pierre où s’entremêlent gréements, bois poli et des personnes penchées sur des maquettes de navires, comme si elles lisaient des cartes. L'ambiance du musée est plutôt sereine que théâtrale. Au lieu d'être guidé à travers un site emblématique, vous découvrez petit à petit les itinéraires, les outils, les navires et les choix qui ont rendu possible la navigation océanique.

Il a été créé pour préserver la mémoire navale du Portugal, et cet objectif continue de guider la visite. Situé au sein du complexe du monastère des Hiéronymites et mis en place sous l'égide de la Marine portugaise, ce musée fait le lien entre la symbolique visible à l'extérieur et les instruments, maquettes, navires royaux et embarcations de travail qui constituent le véritable fondement de l'identité maritime du Portugal.

Ce qui marque le plus les visiteurs, c'est le passage de la légende à la mécanique. Vous n'apprenez pas seulement que le Portugal s'est lancé à la conquête des mers ; vous découvrez comment les routes maritimes ont été tracées, comment les navires ont évolué et comment le pouvoir s'est imposé sur les mers.

À éviter si : Les maquettes détaillées de navires, l'histoire de la navigation et les longues lectures dans la galerie ne vous intéressent pas.

Que voir au Musée maritime de Lisbonne ?

Prince Henry gallery at the Maritime Museum
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Galerie du prince Henry

Commencez par la statue monumentale du prince Henri le Navigateur et les vitrines d'introduction. Cette salle met en lumière la question centrale du musée : comment un petit royaume de l'Atlantique a fait de la navigation maritime l'identité même de son État.

Circuit de maquette de bateau

C'est à cet endroit que de nombreux visiteurs ralentissent. Des centaines de maquettes de navires retracent l'évolution des caravelles vers des navires océaniques plus imposants, et le savoir-faire artisanal mérite d'être admiré en détail plutôt que d'être simplement survolé à la hâte.

Instruments de navigation et globes terrestres

Les astrolabes, les cartes et les globes historiques illustrent l'aspect technique de l'exploration. Si vous souhaitez découvrir l'essence même du musée, prenez le temps de vous y attarder ; cela vous permettra de percevoir le reste de Belém comme bien moins symbolique et bien plus concret.

L'archange Raphaël

La statue sculptée emportée lors du voyage de Vasco de Gama en Inde en 1497 est l'une des pièces les plus marquantes du musée. Il concentre la religion, le risque et l'ambition impériale en un seul objet qui a survécu.

Chambre « Royal Cabin »

Les cabines reconstituées du yacht royal Amélia font passer l'ambiance de la navigation à celle d'une cérémonie. La porcelaine, l'argenterie et le cristal montrent clairement que l'histoire navale du Portugal était également marquée par l'apparat, la hiérarchie et la vie de cour.

Salle « Extrême-Orient »

Des armures japonaises et de la porcelaine asiatique témoignent de ce que les routes maritimes ont rapporté à Lisbonne. Cela permet de remettre en perspective l'idée selon laquelle le musée ne s'intéresse qu'aux navires et aux marins ; le commerce et les échanges culturels font également partie de cette histoire.

La barque royale de Marie Ire

De nombreux visiteurs pensent que la visite du musée est terminée avant même d'arriver dans cette salle. Ne partez pas trop tôt : cette barque royale dorée datant de 1780 est la pièce maîtresse de l'exposition, et le vaste pavillon lui confère toute la grandeur qu'elle mérite.

Embarcations de service et hydravions

Les bateaux du Tage, les navires de pêche et l'hydravion Santa Cruz élargissent le champ de cette histoire au-delà de l'ère des grandes découvertes. Cette section est généralement moins fréquentée et montre comment l'identité maritime portugaise s'est perpétuée au XXe siècle.

Comment découvrir le Musée maritime de Lisbonne ?

Durée de la visite et itinéraire

Prévoyez entre 45 minutes et 1 h 30. Vous en aurez terminé en environ 45 minutes si vous parcourez d'un bon pas les galeries de l'aile du monastère et si vous considérez le musée comme un complément à la visite de Belém. Il vous faudra plutôt près de 90 minutes si vous prenez le temps de bien lire les panneaux d'orientation et de flâner dans le pavillon Galliot, où sont exposées les barques royales et les avions.

Commencez par les galeries historiques de l'aile ouest et suivez l'ordre chronologique naturel du musée : le prince Henri, les maquettes de navires, les instruments de navigation, les appartements royaux et les collections de l'Extrême-Orient. Ensuite, continuez jusqu’à ce que vous arriviez au grand hall des navires. De nombreux visiteurs qui viennent pour la première fois s'arrêtent trop tôt et passent à côté de l'espace le plus spectaculaire du musée.

Principales caractéristiques et sections supplémentaires

Les visites à votre rythme sont idéales, car le parcours est tranquille et assez rectiligne. Les visites guidées constituent un atout si vous souhaitez bénéficier d'explications sur les aspects coloniaux, techniques et cérémoniels que les panneaux d'information ne peuvent qu'évoquer brièvement.

  • À ne pas manquer : le circuit des maquettes de navires, les instruments de navigation, l'archange Raphaël et la barque royale de Marie Ire.
  • En option : la section consacrée aux bateaux de travail et aux hydravions, qui allonge la durée d'environ 20 minutes et élargit le récit à la vie maritime contemporaine.

Brève histoire du Musée maritime de Lisbonne

  • 1501: Début des travaux de construction du monastère des Hiéronymites, ce complexe de style manuélin dont l'aile ouest abritera plus tard le musée.
  • 1863: Le roi Louis Ier a fondé le Musée maritime afin de préserver le patrimoine naval du Portugal, notamment les cartes marines, les maquettes, les instruments et les objets liés à la vie maritime.
  • XXe siècle : La collection est exposée à Belém, dans un quartier déjà étroitement lié à l'expansion maritime du Portugal.
  • Années 1960 : Le musée ouvre ses portes au public dans ses locaux actuels du monastère des Hiéronymites.
  • Fin du XXe siècle : Le pavillon Galliot agrandit l'espace d'exposition, permettant ainsi de présenter des barques royales, des embarcations de travail et des aéronefs à taille réelle.
  • Aujourd'hui : Plus de 20 000 objets retracent l'histoire de la navigation portugaise, l'histoire navale, l'artisanat traditionnel, les cérémonies royales et les activités maritimes, de l'époque des grandes découvertes à l'époque moderne.

Qui a fondé et façonné le Musée maritime de Lisbonne ?

Le Musée maritime a été fondé en 1863 par le roi Luís Ier, un monarque qui s'intéressait vivement à l'histoire navale, puis s'est développé sous l'égide de la Marine portugaise pour devenir une collection nationale consacrée à la mémoire navale. Sa création visait davantage la préservation que le spectacle, en rassemblant des cartes, des maquettes, des instruments et des vases cérémoniels avant que le patrimoine maritime du Portugal ne se disperse dans des collections privées et des entrepôts. Il est situé au sein du complexe du monastère des Hiéronymites, tandis que sa ligne éditoriale reflète la longue histoire du Portugal en matière de navigation, de puissance navale et de commerce maritime.

L'architecture du Musée maritime de Lisbonne

Style et matières

Les salles historiques du musée s'inscrivent dans l'univers gothique manuélin du monastère des Hiéronymites, bien que le musée lui-même ne soit pas un monument à vocation unique. Les voûtes en calcaire clair, les colonnes sculptées, les maquettes de navires en bois foncé, les vitrines et les ornements dorés des barges créent un contraste saisissant entre la sobriété monastique et le faste naval, conférant même aux plus petits objets maritimes une dimension solennelle.

Structure

La visite s'articule autour de changements d'échelle : des salles historiques étroites et linéaires dédiées aux maquettes, aux cartes et aux instruments, suivies du vaste pavillon Galliot, qui accueille des péniches grandeur nature, des embarcations en état de marche et des aéronefs.

Sur le terrain

On ressent l'architecture physiquement. Dans un premier temps, vous vous penchez sur les caravelles miniatures et les instruments de navigation ; puis, vous prenez un peu de recul pour admirer les barques de cérémonie conçues pour accueillir des dizaines de rameurs.

Architectes

Ce complexe monastique historique est associé à des architectes tels que Diogo de Boitaca et João de Castilho. Ce dernier pavillon est plus fonctionnel ; il a été conçu pour offrir aux objets maritimes de très grande taille l'espace dont ils ont besoin.

Pourquoi le Musée maritime de Belém revêt une importance particulière

La plupart des visiteurs viennent à Belém pour découvrir deux sites emblématiques : le monastère des Hiéronymites et la tour de Belém. C'est le Musée maritime qui donne à ces monuments leur vocabulaire propre. Les caravelles, les astrolabes, les globes, les barques royales, les routes maritimes et les rites navals transforment Belém, qui n'est plus qu'un ensemble de monuments, en une histoire cohérente. De plus, cet endroit est généralement plus calme que les sites touristiques phares du quartier, ce qui en fait une halte appréciable lors des après-midi très fréquentés.

Foire aux questions sur le Musée maritime de Lisbonne

Oui, surtout si les principaux monuments de Belém vous semblent trop fréquentés. Le musée vous permet de découvrir l'histoire de ce quartier dans un cadre plus serein et se marie très bien avec une visite du monastère des Hiéronymites.